En Iran, l’étudiante Najmeh Amini condamnée à mort pour un message publié en ligne

Najmeh Amini, étudiante iranienne de 23 ans, a été condamnée à mort pour blasphème. La décision reste susceptible d’appel devant la Cour suprême.

PERSONNALITéS
Une manifestante portant les couleurs iraniennes lors d’un rassemblement à Berlin en octobre 2022
Manifestation de soutien au mouvement « Femme, Vie, Liberté » à Berlin, le 22 octobre 2022. Image d’archive.
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Najmeh Amini, étudiante iranienne en comptabilité âgée de 23 ans, a été condamnée à mort pour blasphème en raison d’un message publié sur les réseaux sociaux, selon l’organisation Iran Human Rights. La décision n’est pas définitive et peut encore être contestée devant la Cour suprême iranienne.

La jeune femme est détenue à la prison centrale de Vakilabad, à Mashhad. Iran Human Rights indique qu’elle a été jugée par la sixième chambre de la cour criminelle de la province du Khorassan-Razavi pour « insulte au prophète ». Le journal iranien Khorasan a confirmé la procédure le 7 octobre 2026 en utilisant ses initiales, sans rendre public le contenu exact de la publication.

Une autre juridiction lui a infligé douze ans, six mois et un jour de prison pour des accusations comprenant l’atteinte à la sécurité nationale et la diffusion de propagande contre le régime. Ces peines ont été prononcées dans des dossiers distincts, selon plusieurs organisations de défense des droits humains.

Les sources consultées ne décrivent pas de la même manière les circonstances précises de son interpellation. Iran Human Rights la situe au 3 février, après une surveillance en ligne de la cyberpolice iranienne, tandis que le Guardian rapporte qu’elle a été arrêtée pendant la vague de manifestations nationales du début de l’année. Toutes s’accordent sur sa détention à Mashhad depuis plusieurs mois.

Le droit iranien prévoit la peine capitale pour l’accusation retenue, mais reconnaît aussi des exceptions lorsque les propos ont été tenus sans intention délibérée ou sous l’effet d’une altération du discernement. La défense de Najmeh Amini a invoqué ces dispositions. Le tribunal les a rejetées, d’après le compte rendu du dossier cité par Iran Human Rights.

Dans un enregistrement diffusé depuis la prison en septembre, la détenue a demandé aux avocats, aux organisations internationales et aux Nations unies d’examiner son affaire. Elle y affirme son innocence et appelle à ce que sa voix soit relayée, alors que sa famille redoute l’exécution de la sentence.

Iran Human Rights estime que cette affaire pourrait élargir l’usage de la peine de mort contre l’expression en ligne. L’organisation rappelle que les exécutions pour blasphème restent rares en Iran, les dernières qu’elle a documentées remontant au 8 mai 2023, lorsque Yousef Mehrdad et Sadrollah Fazeli Zare avaient été exécutés après des condamnations liées à des activités sur les réseaux sociaux.

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