Bill Gates redoute une hausse des cyberattaques dopées à l’IA dès 2027
Bill Gates estime que les usages criminels de l’intelligence artificielle pourraient provoquer une hausse visible des cyberattaques dès 2027.

Bill Gates prévoit que les usages malveillants de l’intelligence artificielle provoqueront une intensification visible des cyberattaques au cours des douze prochains mois. Le cofondateur de Microsoft a formulé cette alerte dimanche 11 octobre lors d’un entretien accordé à Jake Tapper sur CNN.
Selon lui, le danger le plus immédiat ne vient pas d’une intelligence artificielle devenue autonome. Il réside dans la capacité d’acteurs criminels à retirer les protections intégrées aux modèles les plus récents pour automatiser des intrusions, du chantage numérique ou des opérations destinées à perturber les marchés.
Bill Gates a expliqué que les cyberattaques offrent déjà un modèle économique aux groupes malveillants, notamment lorsqu’ils menacent une organisation avant de réclamer un paiement. Il redoute aussi des manipulations susceptibles d’influencer des cours boursiers ou des paris. Son propos constitue une prévision et ne signale pas une attaque précise en préparation.
L’entrepreneur a également évoqué le risque que l’IA facilite la conception d’armes biologiques. Interrogé sur la réponse des pouvoirs publics, il a estimé que les mesures actuelles restaient insuffisantes. Il juge en revanche que les conséquences majeures d’une éventuelle perte de contrôle des systèmes se situent encore à plusieurs années.
Sur le terrain politique, Bill Gates s’est prononcé pour un contrôle dépassant la seule autorégulation des entreprises. Il anticipe le développement d’organismes de sécurité spécialisés, comparables à ceux qui encadrent les médicaments, l’aviation ou l’automobile.
Il a toutefois pris ses distances avec les scénarios présentant une disparition imminente de l’humanité. D’après lui, certaines hypothèses sont exagérées, même si la rapidité des progrès impose une expertise accrue des gouvernements. Il a également rappelé que l’IA peut apporter des avancées dans la santé et l’éducation, à condition que ses usages les plus dangereux soient mieux encadrés.
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