Nonye Soludo appelle à faire de la lutte contre la pauvreté une mission permanente
La première dame de l’État d’Anambra plaide pour l’emploi, l’autonomisation et le développement humain. Le taux régional qu’elle cite n’apparaît pas dans la note-pays publique du PNUD.

La première dame de l’État d’Anambra, Nonye Soludo, a appelé à faire de la lutte contre la pauvreté une mission permanente. Dans une déclaration diffusée samedi 17 octobre par son attaché de presse, Daniel Ezeigwe, elle a plaidé pour une mobilisation autour de l’emploi, de l’autonomisation économique et du développement humain.
Fondatrice de l’initiative Healthy Living with Nonye Soludo, elle estime que la pauvreté ne se réduit pas au manque d’argent. Elle y associe aussi l’absence de perspectives, de dignité et de moyens permettant de construire un avenir stable. Sa déclaration énumère la création d’emplois, les programmes d’autonomisation et les initiatives technologiques parmi les leviers que les autorités de l’État disent vouloir renforcer.
Nonye Soludo attribue par ailleurs au rapport mondial 2026 sur la pauvreté multidimensionnelle un taux de 9,6 % pour l’Anambra, présenté comme l’un des plus faibles du Nigeria. Ce chiffre doit toutefois être lu comme une donnée citée par la première dame. La note-pays publique du Programme des Nations unies pour le développement ne fournit pas de ventilation par État et B-People n’a pas retrouvé ce taux dans ce document.
Publiée le 12 octobre par le PNUD et l’Oxford Poverty and Human Development Initiative, l’édition 2026 de l’indice mondial couvre 108 pays. Pour le Nigeria, elle s’appuie sur une enquête de 2024 et estime que 48,7 % de la population vit dans une pauvreté multidimensionnelle aiguë. L’indicateur mesure des privations simultanées dans la santé, l’éducation et les conditions de vie.
La prise de parole de Nonye Soludo coïncidait avec la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, observée chaque 17 octobre. Pour la période 2026 à 2028, l’ONU a retenu le thème « Ensemble pour la paix et les droits humains » et consacré l’édition 2026 à la sécurité du logement.
Selon les Nations unies, plus de 2,8 milliards de personnes sont confrontées à une forme d’insuffisance de logement. L’organisation souligne que l’absence d’un habitat sûr complique notamment l’accès aux soins, à l’éducation, à l’emploi et à la vie collective.
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