Lola-Fleur Whittaker avait déjà croisé le fer avec une militante au drapeau israélien sur CNews

La étudiante de Sciences Po Lola-Fleur Whittaker, dont le nom circule largement depuis le début de la semaine, avait déjà été vue à l’antenne lors de deux échanges tendus, l’un le 7 octobre sur CNews, l’autre le 19 octobre sur LCI.

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Lola-Fleur Whittaker : avant David Lisnard et la polémique, l'étudiante faisait déjà parler d'elle sur CNews au sujet du 7 octobre
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Lundi 19 octobre, sur LCI, l’étudiante a interpellé le maire de Cannes, David Lisnard, pour lui demander de rappeler les faits survenus le 17 octobre 1961. L’élu lui a répondu sèchement : « Je m’en fous, madame ». Cette réplique a rapidement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Cette intervention n’était toutefois pas la première de l’étudiante devant les caméras, comme l’a relevé l’internaute Jon De Lorraine. Douze jours plus tôt, le 7 octobre, alors que le boulevard situé devant son établissement était bloqué, elle s’était invitée dans un direct de CNews pour s’opposer à une militante dont le drapeau israélien venait d’être arraché.

Ce jour-là, la mobilisation lycéenne était à son apogée. Lancé le 21 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, le mouvement réclamait notamment davantage de professeurs, des classes moins chargées et une réforme de Parcoursup, avant de s’étendre à l’ensemble du pays. Devant Sciences Po Paris, les étudiants bloquaient la voie lorsque la situation a basculé sous les yeux d’un journaliste de CNews, qui a signalé à l’antenne qu’une femme venait de déployer le drapeau israélien et de se faire agresser par un manifestant.

Un échange sous tension au cœur de la manifestation

La date ne relevait pas du hasard, puisqu’elle coïncidait avec le troisième anniversaire des attaques du Hamas en Israël. Interrogée par le journaliste, la militante a rappelé qu’on était le 7 octobre. À proximité, l’étudiant qui avait saisi le drapeau l’a violemment prise à partie, en la qualifiant de nazie et en affirmant qu’elle défendait un génocide reconnu par la communauté internationale.

Reculant face à la situation, la militante a répondu par l’affirmative avant de se tourner vers la caméra. Selon elle, le mouvement avait changé de nature : il ne portait plus, à ses yeux, des revendications lycéennes mais des allégeances au Hamas.

Alors qu’elle s’interrogeait à voix haute sur les visages masqués présents autour d’elle, Lola-Fleur Whittaker est intervenue. Elle a affirmé que les manifestants se dissimulaient en raison d’une répression importante, au nom, selon ses termes, des lycéens qui souhaitaient simplement pouvoir étudier. La militante a contesté cette présentation en désignant les keffiehs et les personnes à la tête couverte, affirmant qu’il ne s’agissait pas de lycéens.

Des chiffres d’arrestations contestés et un profil politique

Face à l’interdiction de prendre la parole, l’étudiante a avancé le chiffre de 6 000 arrestations en deux semaines. Le ministère de l’Intérieur comptabilisait de son côté plus de 5 000 interpellations entre le 21 septembre et le 2 octobre, dont environ 85 % de mineurs. Son interlocutrice lui a répondu en exprimant un soutien total aux forces de l’ordre.

Le profil de l’étudiante a par ailleurs largement circulé. Diplômée de l’université de Manchester en politique et relations internationales avant d’intégrer Sciences Po, elle figurait en 21e position sur la liste insoumise du 15e arrondissement de Paris lors des municipales de mars 2026, liste ayant recueilli 8,54 % des voix. Créatrice de contenus politiques, elle a également été conviée aux conférences de presse de Jean-Luc Mélenchon réservées aux nouveaux médias, selon Le Monde.

En moins de deux semaines, l’étudiante a ainsi participé à deux face-à-face télévisés, sur CNews puis sur LCI. Dans les deux cas, son contradicteur a mis fin à la discussion.

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