Agathe Lecaron raconte les remarques sexistes d’un patron de chaîne à ses débuts
Agathe Lecaron, 52 ans, revient sur les propos sexistes qui ont marqué ses débuts à la télévision. Dans un long entretien accordé à Paris Match, en kiosque cette semaine, l’animatrice de Télématin, la suite sur France 2 raconte notamment une phrase lancée par un patron de chaîne, qu’elle ne nomme pas, et estime avoir été relativement épargnée grâce à sa répartie.

Issue de la génération X, Agathe Lecaron reconnaît avoir longtemps été peu sensible au sexisme qui régnait dans un milieu très masculin. Elle indique ainsi avoir pris pour des compliments des remarques sur sa silhouette, assorties d’un surnom familier et déplacé. Elle évoque aussi un patron de chaîne qui lui a déclaré qu’elle était mignonne et qu’elle devait le montrer, allant jusqu’à lui dire « fais-nous bander ». Sur le moment, l’animatrice confie avoir trouvé ce commentaire flatteur plutôt qu’inapproprié.
Elle décrit par ailleurs les critères qui prévalaient alors sur les chaînes privées, où il fallait être jolie et sexy, le talent venant en complément. Après avoir débuté dans le téléachat sur une chaîne belge, elle a assisté Jean-Pierre Foucault dans Sacrée Soirée sur TF1. Longtemps, elle a tenté de correspondre à ces exigences avant d’y renoncer, se définissant désormais comme le clown de service. Elle affirme avoir échappé aux violences, tout en ayant assisté à des situations qu’elle juge aujourd’hui révoltantes.
C’est en présentant La Maison des maternelles sur France 2, de 2016 à 2025, qu’elle dit avoir pris pleinement conscience des enjeux féministes, en recueillant les témoignages de victimes de violences. Mariée à François Pellissier, directeur général adjoint de TF1 chargé du business et des sports, elle relate également que son époux a eu des difficultés à prendre son congé paternité.
Selon Paris Match, cette liberté de ton s’inscrit dans le sillage du mouvement #MeToo. Aujourd’hui, Agathe Lecaron affirme s’habiller comme elle l’entend et garder le dernier mot. Elle regrette toutefois d’avoir attendu l’âge de 40 ans pour devenir mère, par crainte d’être oubliée. Mère de Gaspard, 12 ans, et de Félix, 10 ans, elle encourage les jeunes femmes à ne pas renoncer à un enfant en raison de leur activité professionnelle.
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