À Incheon, des clients neutralisent un homme armé après huit blessés

Des clients ont utilisé des chaises pour maîtriser un homme qui avait blessé huit personnes dans un centre commercial d’Incheon, en Corée du Sud.

SOCIéTé
Véhicule de police sud-coréen à Incheon
Véhicule de la police de Gyeyang à Incheon. Photo d’archives sans lien direct avec l’attaque du 13 octobre 2026. Crédit hyolee2, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
2 min de lecture
Google News Commenter

Des clients ont neutralisé avec des chaises un homme qui venait de blesser huit personnes au couteau dans un centre commercial d’Incheon, mardi 13 octobre. Une femme d’une vingtaine d’années a été opérée après avoir été transportée à l’hôpital en arrêt cardiaque, selon la police et les secours sud-coréens.

L’attaque a commencé vers 13 h 40 dans un complexe de Guwol-dong qui abrite un supermarché Homeplus. D’après les premiers éléments communiqués par la police de Namdong, le suspect de 59 ans s’est déplacé entre plusieurs étages en empruntant les escalators et a frappé des personnes apparemment choisies au hasard.

Des témoins ont raconté que l’homme portait des couteaux attachés aux deux mains. Nah Hyun-joon, qui se trouvait dans l’espace de restauration du deuxième étage, a participé à son interpellation avec d’autres clients et commerçants. Le groupe a bloqué sa progression vers un cinéma situé plus haut, puis l’a immobilisé avec des chaises avant l’arrivée des policiers.

Les huit victimes, six femmes et deux hommes, ont été conduites dans différents hôpitaux. Les autorités n’ont pas immédiatement détaillé l’état des sept personnes dont les blessures n’étaient pas présentées comme engageant leur pronostic vital.

Le suspect a été placé en garde à vue et son identité n’a pas été rendue publique. La police cherche encore à établir son mobile et à vérifier les circonstances précises de l’attaque.

Selon le ministère sud-coréen de la Justice, l’homme avait déjà été condamné à quatre ans de prison pour une tentative de meurtre commise en 2015. Il portait un bracelet électronique depuis sa libération en 2019 et recevait un suivi pour des troubles psychiques ainsi qu’une dépendance à l’alcool.

Le ministère a indiqué qu’il avait assisté à une séance de suivi puis rencontré son agent de probation quelques heures avant les faits. Aucun signal d’altération du bracelet n’avait été détecté. L’administration a présenté ses excuses et annoncé un réexamen de la surveillance des personnes considérées comme présentant un risque élevé de récidive.

La Corée du Sud avait déjà connu une série d’attaques au couteau en 2023. En mai 2026, une adolescente de 17 ans avait été tuée et une autre blessée à Gwangju dans une agression distincte, dont l’auteur a depuis été condamné à la réclusion à perpétuité.

À NE PAS MANQUER

Commentaires