Vanessa Paradis évoque ses TOC et ses porte-bonheur avant de monter sur scène

Vanessa Paradis, âgée de 53 ans, confie qu’elle ressent toujours de l’appréhension avant ses concerts et qu’elle a mis en place plusieurs rituels pour la canaliser. Ces confidences figurent dans un portrait publié par Télé Star, qui reprend un entretien rarement accordé par l’artiste à Madame Figaro.

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Vanessa Paradis remplie de TOCS : ce qu'elle expose sur sa table de maquillage avant de monter sur scène
Franck Castel/MPP/Starface
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Avant d’entrer en scène, la chanteuse suit un déroulé immuable. Avec ses musiciens, elle écoute en cercle un morceau dont elle ne dévoile pas le titre. Elle dispose ensuite sur sa table de maquillage les objets porte-bonheur qu’elle ne quitte jamais. Une brève conversation avec une même personne vient clore sa préparation.

Elle reconnaît sans détour une certaine propension aux TOC et assume ces superstitions. Malgré près de quarante ans de carrière, ces habitudes l’aident encore à contenir son trac, soir après soir.

En dehors de ces rituels, elle ne s’astreint pas à une discipline stricte, un peu de cardio et quelques étirements lui suffisant. Sa voix, principal outil de travail, requiert en revanche une vigilance constante : elle dit porter de la soie autour de la gorge et se montrer attentive aux courants d’air ainsi qu’aux personnes qui reniflent à proximité.

Une préparation minutieuse

Cette vigilance trouve un écho dans un épisode marquant. En avril dernier, privée de voix, elle a dû annuler son concert au Printemps de Bourges. Elle décrit ce moment comme un traumatisme, se rappelant avoir observé depuis sa fenêtre son public qui repartait, déçu, et avoir ressenti une profonde tristesse.

Ces rituels l’accompagnent tout au long de la tournée lancée en mars pour promouvoir son huitième album, Le Retour des beaux jours, publié par Universal Music France. Le 17 novembre, elle se produira à l’Accor Arena, à Paris, où le concert affiche déjà complet.

Évoquant le fonctionnement d’une équipe soudée, elle décrit une organisation de travail collectif qu’elle juge idéale lorsque l’entourage est solide, tout en soulignant qu’il ne s’agit pas d’un quotidien ordinaire.

Installée à Paris depuis l’adolescence, elle a débuté à 14 ans, en 1987, et fêtera ses quarante ans de carrière en 2027. Elle refuse toutefois le qualificatif d’icône, qu’elle juge usé et galvaudé, et préfère se définir comme un point de repère pour le public.

Cinéma et regard sur le temps qui passe

Face à l’avancée des années, elle adopte la même approche. Chaque jour apporte, selon elle, des éléments qu’elle maîtrise un peu moins bien que la veille, constat qu’elle formule avec autodérision. Elle affirme par ailleurs refuser la chirurgie esthétique, par peur.

Méfiante à l’égard des réseaux sociaux, qu’elle qualifie de poison, l’artiste multiplie également les projets au cinéma. D’ici la fin de l’année, elle sera à l’affiche de J’oublierai ton nom, drame fantastique de Yann Gonzalez.

Elle doit ensuite partager la vedette avec Laetitia Casta dans Trespassers, film historique de Vanessa Filho. Son parcours au cinéma, qu’elle mène avec la même exigence que sa carrière musicale, remonte à son César du meilleur espoir féminin pour Noce blanche, de Jean-Claude Brisseau.

Récemment séparée de Samuel Benchetrit, son seul mari, qui l’avait dirigée au théâtre dans Maman, elle poursuit désormais son chemin.

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