Pakistan, l’état d’urgence suspend le gouvernement provincial allié à Imran Khan

Le président pakistanais a suspendu le gouvernement du Khyber Pakhtunkhwa dirigé par le PTI, sur fond de violences islamistes et de mobilisation pour Imran Khan.

PERSONNALITéS
Portrait officiel d’Imran Khan en 2021
Imran Khan dans un portrait officiel réalisé en 2021. Image d’archive.
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Le président pakistanais Asif Ali Zardari a placé le Khyber Pakhtunkhwa sous régime d’urgence et suspendu le gouvernement de cette province dirigée par le parti de l’ancien Premier ministre emprisonné Imran Khan. La mesure, annoncée dimanche 11 octobre, transfère temporairement l’administration à un gouverneur nommé par le pouvoir fédéral.

Islamabad accuse l’équipe provinciale, dirigée par Sohail Afridi, de ne pas avoir suffisamment contenu la progression des violences islamistes dans cette région frontalière de l’Afghanistan. Le Pakistan connaît depuis plusieurs mois une hausse des attaques armées, particulièrement dans le nord-ouest du pays.

Le Pakistan Tehreek-e-Insaf, le PTI d’Imran Khan, rejette ce motif. Le parti affirme que l’état d’urgence vise surtout à empêcher une marche vers Islamabad organisée pour réclamer la libération de son chef et son accès à des soins médicaux. Cette interprétation demeure celle du parti et est contestée par le gouvernement fédéral.

Plusieurs responsables provinciaux du PTI, dont le chef du gouvernement et certains membres de son cabinet, ont été placés en détention préventive à Peshawar. Des forces de police et des unités paramilitaires ont été déployées autour de bâtiments publics stratégiques.

Des discussions entre le PTI et le pouvoir fédéral avaient précédé la décision. Selon Reuters, le gouvernement demandait notamment au parti de condamner publiquement les groupes armés avant d’autoriser la marche. L’échec de ces négociations accentue le bras de fer entre Imran Khan, ses partisans et l’appareil militaire pakistanais.

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