Louise Montangon fait son mea-culpa auprès de son grand frère militaire

Avant de s’imposer comme une figure de la droite étudiante, Louise Montangon a longtemps défendu des idées très à gauche. Invitée d’Europe 1 le dimanche 11 octobre, la militante du Rassemblement national et de l’UNI, âgée de 22 ans, est revenue sur ses années de jeunesse engagée et sur les propos qu’elle tenait alors.

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"Je lui balançais des horreurs, j’étais droguée au service public", Louise Montangon fait son mea-culpa auprès de son grand frère, militaire
Europe 1
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À l’époque, la Bordelaise s’en prenait régulièrement à son frère aîné, militaire de carrière, en tenant des propos virulents à l’encontre des policiers et des soldats. Elle juge aujourd’hui cette période sévèrement et l’attribue à la seule consommation des chaînes du service public.

Interrogée par Hélène Roué sur son goût pour la politique, Louise Montangon a d’abord évoqué son enfance à la campagne, loin des grandes villes, avant ses quatre années d’études à Bordeaux. Dans la maison familiale, il n’y avait pas de télévision dans la cuisine, et ses parents préféraient échanger sur l’actualité avec elle et son frère. Elle affirme avoir beaucoup lu durant son enfance.

Une adolescence à gauche et une désillusion progressive

Ses convictions d’adolescente étaient très éloignées de celles qu’elle défend désormais. Selon elle, son engagement à gauche provoquait le mécontentement de son frère, alors militaire, auquel elle lançait des attaques contre les policiers et les militaires.

Elle explique cette orientation par son habitude de regarder exclusivement le service public. Elle dit avoir été « droguée » à ces programmes et estime que ceux qui n’accèdent qu’à ce type de contenus finissent imprégnés de ces idées et persuadés de pouvoir transformer le monde. Elle qualifie également Jean-Luc Mélenchon de « secte », sans autre précision.

Son parcours universitaire l’a conduite à une licence de philosophie à Bordeaux Montaigne, puis à un master à Bordeaux Montesquieu, qu’elle a abandonné en raison de son engagement politique.

Le changement de point de vue s’est opéré en deux temps, à l’entrée à l’université. Elle raconte d’abord avoir découvert son premier bulletin de paie, qui affichait un montant inférieur à celui qu’elle espérait, soit 1 700 euros au lieu de plus de 2 000. Cet écart l’a amenée à s’interroger sur les sommes qu’elle versait au service public, qui, selon elle, ne fonctionne pas correctement. Son arrivée à Bordeaux Montaigne, qu’elle décrit comme un rêve quand on vient de la campagne, s’est ensuite soldée par une forte désillusion.

Le blocage de sa faculté, en mars 2023, a selon ses dires achevé ce basculement. Elle y dit avoir rencontré des étudiants qu’elle juge totalement dépourvus d’esprit critique. Elle affirme être venue à l’université pour obtenir un diplôme sérieux et travailler.

Depuis, Louise Montangon figurait en cinquième position sur la liste du RN aux dernières élections municipales à Bordeaux, selon 20 Minutes. Elle siège depuis décembre 2025 dans les instances de l’Université de Bordeaux en tant qu’élue étudiante de l’UNI. En avril dernier, elle a été auditionnée par la commission d’enquête du Sénat sur les universités. Elle est par ailleurs très présente à la télévision : le 6 octobre sur LCI, elle a qualifié de « désastreux » le bilan de Gabriel Attal au ministère de l’Éducation nationale, une prise de parole qui, selon le média, a fortement accru sa notoriété.

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