Jean Reno critique Christian Clavier et Luc Besson, « difficile à vivre »

Jean Reno ne mâche pas ses mots, y compris lorsqu’il évoque ses partenaires de longue date. Dans un entretien accordé au Parisien et publié mercredi 21 octobre, l’acteur, âgé de 78 ans, a répondu aux questions de six lecteurs du quotidien sur Christian Clavier et Luc Besson, deux cinéastes avec qui il a tourné à plusieurs reprises.

CINéMA
"Difficile à vivre", Jean Reno tape un peu sur Christian Clavier et Luc Besson
Gaumont / DR
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Interrogé sur Christian Clavier, avec qui il a tourné sept films, Jean Reno affirme être ami avec lui, tout en le qualifiant de personne difficile. Cette franchise contraste avec l’image que les lecteurs lui prêtaient, certains craignant qu’il ne réponde de façon laconique. Selon lui, les comiques ont souvent un caractère un peu misanthrope. Il décrit Christian Clavier comme un homme exigeant envers lui-même comme envers les autres, tout en saluant son talent.

Concernant Luc Besson, qui l’a dirigé à cinq reprises entre 1983 et 1997, notamment dans Le Grand Bleu, Nikita et Léon, Jean Reno reconnaît que leur rencontre a été déterminante, sans pour autant se dire proche du réalisateur, qu’il estime d’ailleurs que personne ne peut revendiquer comme intime. Il compare le cinéaste à lui-même, qui vit lui aussi entre deux valises, et le présente comme un ami constamment en déplacement. Cet éloignement, selon l’acteur, n’entame pas l’amitié.

Le tournage du Grand Bleu occupe une place particulière dans son parcours. Il raconte qu’à cette occasion, chaque comédien devait citer son animal préféré, et que c’est le chameau qu’il avait choisi. Ce mot donne aujourd’hui son titre au seul-en-scène qu’il présentera au Théâtre Édouard-VII, à Paris, du 1er au 31 décembre.

Le succès du film a toutefois eu un revers. Jean Reno explique être resté dix-huit mois sans tourner, alors que le long-métrage a totalisé 10 millions d’entrées. Enfin, concernant Léon, pourtant l’un de ses rôles les plus célèbres dans la filmographie de Luc Besson, il refuse de se reconnaître dans le personnage, qu’il décrit comme un assassin.

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