Ilhan Omar visée par une enquête fédérale, la piste ADN reste non confirmée
La perquisition visant Ilhan Omar est confirmée, mais la prétendue piste ADN repose encore sur des sources anonymes et aucune preuve publique.

La représentante démocrate américaine Ilhan Omar fait l’objet d’une enquête fédérale sur d’anciennes formalités d’immigration. Le New York Post affirme que les enquêteurs auraient obtenu des éléments ADN, mais cette information, attribuée à des sources anonymes, n’a été confirmée ni par le ministère de la Justice ni par le département de la Sécurité intérieure.
Les autorités ont perquisitionné le domicile de l’élue à Washington le 12 octobre 2026. Le ministère de la Justice a alors indiqué qu’un mandat de perquisition autorisé par un juge avait été exécuté dans le cadre d’une enquête fédérale en cours. Selon Reuters, une partie des vérifications porte sur les documents remplis par le père d’Ilhan Omar lorsqu’elle était encore mineure.
La piste ADN avancée par le tabloïd est liée à une vieille accusation selon laquelle l’ancienne union de l’élue avec Ahmed Nur Said Elmi aurait servi à faciliter une démarche migratoire. Aucun document judiciaire public ne permet pour l’instant d’établir cette accusation, qu’Ilhan Omar a toujours rejetée.
Une précédente vérification menée en 2019 par les services américains de l’immigration avait examiné plusieurs de ces allégations. D’après le Washington Post, les agents avaient alors conclu que les éléments disponibles ne justifiaient pas l’ouverture d’une enquête complète et n’avaient relevé aucun problème dans la naturalisation de l’élue.
Née en Somalie, Ilhan Omar est arrivée aux États-Unis pendant son enfance et a obtenu la citoyenneté américaine en 2000. Elle siège à la Chambre des représentants depuis 2019 et brigue en novembre 2026 un nouveau mandat dans le Minnesota.
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