Guillaume Pley visé par un contrat selon Jules Laurans

Selon Jules Laurans, rédacteur en chef du média Frontières, un contrat visait Guillaume Pley, fondateur du média Legend. Invité d’Europe 1 ce mercredi 7 octobre 2026, il affirme que l’animateur avait été contacté par une figure du grand banditisme parisien, une semaine avant une tentative de kidnapping. Il décrit également des conditions de travail jugées très difficiles au sein de la rédaction.

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Guillaume Pley menacé par le grand banditisme : "Il m’a expliqué qu’il y avait un contrat sur lui"
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Guillaume Pley, âgé de 41 ans, est né le 26 juillet 1985 à Sainte-Adresse, en Seine-Maritime. Animateur de radio et de télévision, il est marié à Agathe Etienne, avec qui il a un fils né en 2020. Il a d’abord été remarqué sur NRJ, où il animait l’émission de libre antenne Guillaume Radio 2.0, avant de devenir chroniqueur dans Touche pas à mon poste ! et de présenter Rising Star sur M6.

Depuis 2019, il est le créateur et le présentateur du média digital Legend, sur lequel il conduit des entretiens au format long avec des personnalités aux profils variés. Ce succès numérique constitue le cadre dans lequel s’inscrivent les déclarations de Jules Laurans.

Sur Europe 1, ce dernier a indiqué qu’un homme très connu des milieux criminels parisiens avait téléphoné à Guillaume Pley une semaine avant la tentative de kidnapping. Selon lui, son interlocuteur l’a informé qu’un contrat était établi à son encontre, tout en lui assurant qu’il ne mettrait pas ce projet à exécution.

Toujours selon Jules Laurans, cet appel n’aurait eu d’autre but que de prévenir l’animateur qu’il était ciblé, l’auteur ayant renoncé à agir en raison de la présence de certaines personnes de l’entourage de Guillaume Pley parmi les invités de ses podcasts. Il a lui-même reconnu que l’origine de cette commande demeurait incertaine.

Un dispositif de géolocalisation au cœur du contrat

D’après Jules Laurans, le contrat prévoyait de pister le créateur de Legend au cours de l’ensemble de ses déplacements. Un badge de géolocalisation devait être fixé sous son scooter afin qu’il soit suivi en permanence.

Pour le rédacteur en chef de Frontières, ces éléments démontrent que l’animateur fait l’objet d’une surveillance et d’un ciblage importants. Il souligne également la situation paradoxale d’une entreprise à la fois prospère et très exposée.

Un climat de travail dégradé décrit au sein de Legend

Au-delà du cas de son fondateur, Jules Laurans affirme que les conditions de travail au sein de la rédaction seraient devenues invivables, un sujet selon lui trop peu évoqué. Legend aurait dû recourir à des agents de sécurité présents en permanence devant ses locaux. Il évoque aussi la présence de journalistes d’autres médias venus importuner les équipes, ainsi que d’individus suspects qui rôderaient autour du bâtiment, au point que plusieurs salariés se sentiraient suivis.

Selon lui, certains employés seraient allés jusqu’à pleurer sur leur lieu de travail en raison de conditions particulièrement éprouvantes. À quelques jours des 18 dates prévues dans les Zénith en France, il constate une forte inquiétude quant à la sécurité physique des équipes, et souhaiterait que le média bénéficie d’une protection renforcée.

Ces déclarations interviennent alors que Legend, suivi par 3,7 millions d’abonnés sur YouTube, traverse une période agitée. Le 5 août, Les Inrocks ont publié une enquête dans laquelle d’anciens collaborateurs dénonçaient, aux côtés de Guillaume Pley, un climat de travail délétère, raciste et sexiste, selon l’AFP. L’animateur conteste ces accusations.

Le 12 août, Guillaume Pley et la société Legend ont déposé plusieurs plaintes en diffamation contre des médias ayant relayé ces accusations. Selon leur avocate, Jade Dousselin, ces propos sont graves et mensongers.

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