Ghana, huit Nigérians arrêtés après un rituel violent lié à la cyberfraude
La police ghanéenne dit avoir arrêté huit ressortissants nigérians à Kotokrom après l’agression présumée d’un homme de 21 ans lors d’une initiation.

La police de la région de Bono, au Ghana, a annoncé l’arrestation de huit ressortissants nigérians après des violences présumées commises contre un homme de 21 ans à Kotokrom, dans la municipalité de Sunyani. L’opération a eu lieu le 4 octobre à la suite d’un appel signalant une agression. La police présente l’épisode comme une initiation liée à la cyberfraude, mais ces affirmations n’ont pas encore été examinées par un tribunal.
Selon le communiqué policier publié le 9 octobre, la victime, identifiée comme Godstime Umukoro, portait des traces de coups lorsqu’elle a été retrouvée. Elle a reçu des soins médicaux. Les agents ont d’abord interpellé six personnes sur les lieux, puis deux autres suspects, dont celui que les enquêteurs présentent comme le responsable du groupe.
Les déclarations attribuées aux suspects par la police décrivent un passage à tabac destiné à tester la résistance du nouvel arrivant avant son intégration. Cette version demeure une allégation de l’enquête et ne vaut ni aveu judiciaire ni condamnation.
La police affirme aussi que son enquête préliminaire a mis au jour une activité d’escroquerie sentimentale en ligne. Le groupe aurait utilisé des images usurpées de militaires étrangers pour contacter des victimes, notamment via Facebook, avant de réclamer de l’argent. Les enquêteurs disent avoir saisi des appareils numériques et poursuivre les vérifications.
Au 12 octobre, les sources consultées ne faisaient état ni d’une inculpation formelle ni d’une comparution devant un tribunal. Les huit personnes restent donc des suspects et bénéficient de la présomption d’innocence.
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