Faudel ne saluera pas Nicolas Sarkozy s’il le recroise
Dix-neuf ans après la victoire de Nicolas Sarkozy célébrée place de la Concorde, Faudel affirme avoir définitivement tourné la page. Dans un entretien exclusif accordé à Karim Sebbouh, le chanteur indique qu’il ne saluerait pas l’ancien président s’il venait à le croiser.

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Faudel dit ne nourrir aucune rancune envers celui qu’il considérait comme son mentor. Il refuse également de lui attribuer la responsabilité de sa longue période d’éloignement de la scène. Avec du recul, il retient surtout de cet épisode qu’il lui a permis de distinguer ses véritables amis.
Interrogé sur ce qu’il ferait en le revoyant, l’interprète de « Tellement N’Brick » répond par un « non » répété à trois reprises, avant de préciser qu’il ne le saluerait pas. Il n’a pas eu l’occasion de le recroiser depuis la période de son soutien.
Faudel indique par ailleurs ne pas avoir cherché à renouer le contact avec l’entourage de l’ancien chef de l’État, qui ne l’a pas sollicité non plus. Lorsque le journaliste évoque le sentiment d’avoir été « l’Arabe de service », il répond que, avec le temps, il ne leur en veut pas.
De la Concorde à l’Olympia, un parcours de reconstruction
Le chanteur a fait évoluer son discours au fil des années. En 2007, il assumait avoir soutenu un ami, avant de déclarer en 2010 s’être senti utilisé. En 2025, il a exprimé ses regrets. Il ne parle pas d’un revirement, mais d’une prise de conscience liée à l’âge, survenue selon lui au lendemain de cette soirée, qu’il décrit comme cinq minutes ayant eu un prix élevé. Il estime désormais qu’un artiste doit rester dans son domaine.
En décembre 2025, dans l’émission Quelle époque !, Faudel a rapporté que Johnny Hallyday, également invité place de la Concorde, avait décliné l’invitation en expliquant qu’il ne le sentait pas. Il a aussi évoqué des concerts annulés, le départ de sa maison de disques et une dépression ayant nécessité une hospitalisation. Il s’est depuis installé au Maroc. Il refuse toutefois de faire de Nicolas Sarkozy le seul responsable de cette descente, affirmant qu’il y a eu bien d’autres facteurs.
Le chanteur, qui a débuté à 12 ans avec le groupe Les Étoiles du raï à Mantes-la-Jolie, rappelle avant tout le chemin parcouru, jusqu’à sa statue de cire exposée depuis plus de vingt ans au musée Grévin. Il insiste sur la nécessité de toujours se relever. Faudel sera de retour sur scène à l’Olympia le 26 avril 2027, près de trente ans après s’y être produit pour la première fois.
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