Éric Judor refuse de signer la tribune anti Bolloré et s’explique

Éric Judor explique pourquoi il a refusé de signer la tribune visant Vincent Bolloré. Il justifie sa position par son lien avec Canal+ et par la liberté d’expression dont il dit bénéficier.

CINéMA
"Ce serait scandaleux" : Éric Judor refuse de signer la tribune anti Bolloré et s'explique
Steph / Visual by Starface
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À l’occasion de la sortie de Le Roi du game, mercredi 21 octobre 2026, l’acteur et humoriste multiplie les entretiens. Jeudi, il a répondu aux questions de Libération, où il est revenu sur la controverse suscitée par la tribune qui vise Vincent Bolloré et son groupe audiovisuel.

Un choix assumé

En mai, pendant le Festival de Cannes, environ 600 professionnels du cinéma ont signé un texte dénonçant, selon eux, la progression de l’extrême droite dans le secteur, qu’ils attribuent à l’influence supposée de Vincent Bolloré. Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a alors déclaré qu’il ne souhaitait plus travailler avec les signataires.

Plusieurs personnalités s’étaient exprimées sur le sujet. Éric Judor, pour sa part, a choisi de ne pas signer ce texte. Dans les colonnes de Libération, il assume cette décision et juge scandaleux de s’associer à une initiative dirigée contre la chaîne qui l’a lancé. Il rappelle que Vincent Bolloré lui a commandé la saison 3 de Platane. Il affirme ne subir aucune restriction de parole et se dit totalement libre, reconnaissant que sa démarche n’a rien de radical et qu’il se considère simplement comme un artiste à son niveau.

Un débat qui divise la profession

La prise de position de l’acteur s’inscrit dans un débat qui dépasse largement le cadre du festival. Le milieu du cinéma s’est divisé : certains dénoncent l’influence politique attribuée à Vincent Bolloré, tandis que d’autres défendent Canal+ pour son rôle dans le financement des films.

La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a regretté les propos de Maxime Saada et appelé les différentes parties au dialogue. Depuis, Canal+ a été assigné en justice pour discrimination présumée à l’encontre des signataires de la tribune.

Dans Libération, Éric Judor revient ainsi sur son rapport personnel à la chaîne et sur les raisons de son refus. Il ne prétend pas s’exprimer au nom de l’ensemble du cinéma et se contente de présenter sa propre position.

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