En Gambie, 2,57 millions de dollars saisis à Yahya Jammeh iront aux victimes

La Commission gambienne des réparations a reçu 2,57 millions de dollars provenant de la vente d’un bien de Yahya Jammeh aux États-Unis.

PERSONNALITéS
Yahya Jammeh, ancien président de la Gambie, photographié en 2003
Yahya Jammeh en septembre 2003, photographie d’archive. Crédit IISD/Earth Negotiations Bulletin, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
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La Commission gambienne des réparations a annoncé avoir reçu 2 573 414,10 dollars provenant de la vente d’une propriété américaine de l’ancien président Yahya Jammeh. La somme doit être utilisée exclusivement pour indemniser les victimes de son régime.

Dans un communiqué daté du 20 octobre 2026, l’organisme a indiqué que les fonds avaient été versés sur le compte du Fonds de réparations ouvert à la Banque centrale de Gambie. Leur attribution doit suivre la loi gambienne de 2023 sur les réparations et les règles fixées par la Commission.

Le ministère américain de la Justice avait annoncé le 18 septembre la restitution de 2 507 911,73 dollars nets tirés de la vente d’un manoir situé à Potomac, dans le Maryland. Les communiqués consultés ne précisent pas l’origine de l’écart avec le montant total finalement déclaré par la Commission gambienne.

Selon la plainte déposée aux États-Unis, Yahya Jammeh et son épouse Zineb avaient acquis la propriété au moyen de fonds publics détournés et de revenus issus de faits de corruption présumés. La justice américaine a saisi puis liquidé le bien au terme d’une procédure civile de confiscation.

La Commission des réparations a été créée pour indemniser les personnes victimes d’abus commis pendant les vingt-deux années de pouvoir de Yahya Jammeh. Une commission d’enquête a estimé qu’entre 240 et 250 personnes avaient été tuées par les forces de son régime.

Yahya Jammeh vit en Guinée équatoriale depuis son départ du pouvoir en 2017. Il avait refusé de reconnaître sa défaite face à Adama Barrow lors de l’élection présidentielle de décembre 2016 avant de quitter la Gambie sous la pression des États voisins.

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