Charlotte Gainsbourg raconte sa préparation pour incarner Gisèle Halimi
Charlotte Gainsbourg revient sur son interprétation de Gisèle Halimi dans un entretien publié le 4 novembre par Télé 7 Jours. L’Affaire Marie-Claire, consacré au procès de Bobigny de 1972, sort le même jour dans les salles françaises.

Charlotte Gainsbourg explique avoir découvert Gisèle Halimi à travers le scénario de L’Affaire Marie-Claire, réalisé par Lauriane Escaffre et Yvo Muller. Interrogée par Julien Barcilon pour Télé 7 Jours, la comédienne raconte comment elle a travaillé pour interpréter cette avocate dont la force de conviction l’intimidait.
Le film revient sur le procès de Marie-Claire Chevalier, poursuivie en 1972 pour avoir avorté illégalement à 16 ans. Comme le rappelle Le Parisien dans sa présentation du long-métrage, l’histoire montre comment Gisèle Halimi s’est saisie de cette affaire pour défendre la cause des femmes et faire évoluer la loi.
Dans son entretien, l’actrice souligne l’importance du scénario et de la plaidoirie. Elle dit avoir été portée par l’écriture du discours, tout en cherchant à faire apparaître les fragilités du personnage. La conviction de l’avocate et les risques encourus par les femmes qu’elle défend constituent, selon elle, deux ressorts essentiels du récit.
Charlotte Gainsbourg rapporte également avoir tourné dans la salle où s’était tenu le procès. Elle l’imaginait plus imposante et explique que ses dimensions modestes ont nourri son émotion. La robe d’avocate de Gisèle Halimi l’accompagnait aussi pendant le travail, même si elle précise ne pas l’avoir portée dans la scène du procès.
La comédienne évoque enfin une interprétation construite entre détermination et vulnérabilité. Elle ne se présente pas comme une porte-parole, mais estime que les rapports de domination montrés par le film résonnent avec le présent. Ces explications accompagnent la sortie française du long-métrage, ce mercredi 4 novembre.
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