Camille Lellouche sort « J’ai pas dit », une chanson sur l’inceste et le consentement

Avec « J’ai pas dit », Camille Lellouche renoue avec la chanson sur un thème grave : l’inceste et la question du consentement. Mère de la petite Alma, la chanteuse défend une éducation à ces sujets dès le plus jeune âge afin de protéger les enfants.

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Camille Lellouche fait une chanson au sujet de l’inceste : comment elle a sensibilisé, Alma, sa fille
KCS
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Le titre, sorti le 17 octobre 2026, est le premier extrait de l’album Minuit, attendu le 20 novembre. Composé en studio à partir de quelques accords de piano, le morceau se place du point de vue d’un enfant qui tente de se confier à sa mère, malgré la peur et la honte. L’idée est née de la multiplication des affaires d’agressions commises sur des enfants.

Pour la comédienne et chanteuse, ce thème dépasse la seule création artistique et renvoie directement à son rôle de mère. Souhaitant armer sa fille face aux dangers, elle affirme qu’il faut parler à l’enfant de tout, dès le plus jeune âge. Selon les propos qu’elle a tenus au média Lou Média, elle explique à Alma que son corps lui appartient, en nommant chacune de ses parties.

Lors d’une prise de parole sur le sujet, Camille Lellouche a détaillé sa façon d’aborder ces questions avec sa fille. Elle refuse que des gestes intrusifs soient banalisés ou minimisés sous prétexte de jeu, y compris lorsque l’entourage les excuse. Pour elle, tout geste qui provoque un malaise doit appeler un refus net.

Au quotidien, elle apprend à Alma à signifier son refus en serrant le poing et lui répète que le consentement suppose un oui franc, accompagné d’une réelle envie. Elle indique également mener de petits tests pour vérifier la compréhension de sa fille.

La chanteuse souhaite briser la culture du secret et instaurer, au sein du foyer, un climat de confiance totale. Selon elle, un dialogue ouvert permet d’éviter que la peur ou la culpabilité réduisent les enfants au silence. Libérer la parole dès le plus jeune âge donnerait aux enfants les plus vulnérables la capacité de dire oui ou non, ou d’alerter rapidement leurs proches en cas de problème.

Convaincue que la parole et l’éducation constituent les meilleures protections contre les agressions, Camille Lellouche milite pour une prise de conscience collective et pour une sensibilisation précoce et systématique. Elle établit à ce sujet une comparaison avec la prévention routière.

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