Brigitte Bardot : des animaux à l’abandon et des réfrigérateurs envahis de moisissures, selon Paris Match
Quatre mois après la mort de Brigitte Bardot, survenue le 28 décembre 2025 à La Madrague, à Saint-Tropez, Paris Match dresse un constat accablant de ses deux propriétés tropéziennes, où des animaux auraient été laissés à l’abandon.

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Un cochon blessé, resté quatre jours en plein soleil avant d’être dévoré vivant par des corbeaux. Selon Paris Match, la scène se serait déroulée au printemps dernier sur les terres de Brigitte Bardot, quatre mois après sa mort.
Dans une enquête longue publiée cette semaine, l’hebdomadaire décrit un état des lieux très sombre des deux propriétés de l’actrice à Saint-Tropez. À La Garrigue, son refuge pour animaux, des réfrigérateurs couverts de moisissures seraient accessibles, tandis que des bêtes seraient livrées à elles-mêmes. À La Madrague, des pigeons morts joncheraient certains recoins. La maison, désormais fermée pour travaux, ne ressemble plus à ce qu’elle était.
À La Garrigue, l’arche de Noé de Brigitte Bardot à l’abandon
Perchée sur les hauteurs de Saint-Tropez, La Garrigue constituait l’arche de Noé de Brigitte Bardot. Selon Paris Match, sa jument Mistie a été euthanasiée quelques jours après la disparition de l’actrice, tandis que ses chiens, ses cochons et ses moutons ont été transférés au refuge de Bazoches. Six chats sur quinze seraient encore présents, dans un état de grande maigreur.
Qui les nourrit ? Personne ne semble le savoir. Les agents de sécurité chargés de surveiller les lieux indiquent qu’ils protègent les bâtiments et non les animaux. Max Guazzini, président de la Fondation, reconnaît lui aussi ignorer qui assure leur alimentation.
Le drame le plus grave remonterait à avril. Touché par une balle perdue tirée par un chasseur, un cochon aurait agonisé pendant quatre jours au soleil, sa plaie étant picorée par des corbeaux, malgré les recommandations du vétérinaire. À l’intérieur des lieux, l’hebdomadaire fait état de réfrigérateurs moisis dans lesquels la nourriture des animaux se trouverait à côté de celle de Brigitte Bardot. Interrogée, la directrice générale de la Fondation, Ghyslaine Calmels-Bock, affirme ne pas avoir eu connaissance de cette situation, l’actrice gérant elle-même les lieux.
À La Madrague, une fin de vie éloignée de la légende
Selon le magazine, Brigitte Bardot aurait tenté de reprendre la main de son vivant. Lors d’une visite dans un poulailler couvert de fientes, elle se serait emportée : « C’est dégueulasse, on est chez Brigitte Bardot, ici ! » En juin 2025, elle avait appris que des chasseurs pouvaient abattre des sangliers sur son domaine. Bernard d’Ormale aurait souhaité l’en protéger, ce à quoi elle aurait répondu : « il m’emprisonne, c’est différent ». Ghyslaine Calmels-Bock estime que ses gardiens « abusaient de sa faiblesse et de sa gentillesse ». Ils ont quitté leurs fonctions un mois après le décès de l’actrice.
À La Madrague, la situation n’était guère plus favorable. Atteinte d’un cancer du côlon, Brigitte Bardot aurait passé ses derniers mois dans une chambre froide et mal isolée, sans radiateur d’appoint, où les murs suintaient et des racines traversaient le plafond. Durant l’automne 2025, alors qu’elle était alitée, un pigeon serait mort chaque jour, empoisonné par des graines stérilisantes dosées à l’excès. Parmi les animaux de compagnie, deux chats sur les quatre présents au moment du décès vivraient encore sur place, alors que la Fondation en recense toujours quatre. Monsieur Pétard, vieux matou resté blotti contre l’actrice jusqu’à la fin, se serait noyé dans la piscine. Filoute, l’un de ses deux caniches, aurait été sauvée in extremis après cinq jours sans nourriture.
Le 25 octobre, la Fondation a fermé la propriété pour des travaux de consolidation, privant Bernard d’Ormale d’accès à la maison qu’il habitait depuis trente-quatre ans. Ghyslaine Calmels-Bock reconnaît que le lieu doit être remis en état avant de pouvoir être présentable. Le projet de transformer la demeure en musée n’est plus d’actualité, Brigitte Bardot ayant dispensé la Fondation de cette démarche. La Madrague ne devrait désormais accueillir que de petits groupes, sur rendez-vous.
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