Affaire Delphine Jubillar : des ossements découverts lors de nouvelles fouilles dans le Tarn

De nouveaux ossements ont été découverts lors de fouilles menées cette semaine dans le Tarn. L’un d’eux pourrait correspondre à un fragment de tibia de Delphine Jubillar, infirmière disparue en décembre 2020.

INSOLITES
Affaire Jubillar : nouveau rebondissement après la découverte d’ossements dans le Tarn et un morceau de tibia qui appartiendrait à Delphine
DR
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

L’information a été révélée vendredi 2 octobre par La Dépêche du Midi, puis par BFMTV. Seules des analyses scientifiques permettront de confirmer l’origine de ces restes, comme cela avait été le cas pour ceux exhumés pendant l’été. Elle a été rendue publique le jour même d’une nouvelle reconstitution judiciaire organisée en présence de Cédric Jubillar, qui a reconnu en juillet avoir tué son épouse.

Les gendarmes ont repris leurs recherches mercredi 30 septembre, puis les ont poursuivies jeudi. Ces opérations s’inscrivent dans un supplément d’information ordonné après les aveux du peintre-plaquiste.

Selon des sources concordantes citées par BFMTV, les ossements ont été trouvés dans une parcelle qui n’avait jamais été explorée lors des précédentes fouilles. RTL a de son côté confirmé la découverte de restes humains auprès d’une source proche du dossier.

Le secteur de Mailhoc, situé à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, avait déjà livré des restes humains. Les premiers ossements de Delphine Aussaguel, nom de jeune fille de l’infirmière, y avaient été découverts le 16 juillet, avant d’être formellement identifiés comme étant les siens.

Cédric Jubillar avait lui-même indiqué aux enquêteurs l’endroit où il affirme avoir enseveli le corps de sa femme, en bordure d’un champ, près de six ans après sa disparition dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Du côté de la justice, l’espoir de retrouver d’autres ossements avant la reconstitution était affiché. Sur franceinfo, Chantal Ferreira, première présidente de la cour d’appel de Toulouse, a indiqué que l’on espérait mettre la main sur d’autres restes, notamment le crâne.

Une reconstitution sous haute protection

Cédric Jubillar a été conduit sur les lieux vendredi à partir de 9 h 30. Quelque 150 gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser le périmètre.

Le parcours a commencé dans l’ancienne maison du couple à Cagnac-les-Mines, où l’homme affirme désormais avoir étranglé son épouse au cours d’une dispute, avant de se rendre à Mailhoc. Il conteste toute préméditation et assure avoir agi dans la panique.

Selon Chantal Ferreira, il s’agit de vérifier si les nouvelles déclarations de Cédric Jubillar sont compatibles avec les éléments matériels liés aux ossements. Les enquêteurs cherchent par ailleurs à comprendre comment il a pu creuser seul, de nuit, pour dissimuler le corps, selon ICI Occitanie.

Le dossier a profondément évolué depuis l’été. Condamné en première instance en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle, Cédric Jubillar avait nié les faits jusqu’à passer aux aveux début juillet. Il sera rejugé en appel à Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027.

La première présidente a déclaré que la question de la culpabilité ne se posait plus, puisque l’intéressé explique avoir lui-même tué sa femme. Elle a précisé que la reconstitution doit permettre à la cour d’assises d’appel de disposer du maximum d’informations pour fixer la peine. Tant que cette juridiction ne s’est pas prononcée, la condamnation n’est pas définitive.

À NE PAS MANQUER

Commentaires